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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 21:14

accueil URE : Sensibilisation à l'Utilisation Rationnelle de l'Energie (URE) TFE

Lien précédant : URE TFE : Chapitre 5 : Le développement durable (ou soutenable)

 

Chapitre 6 : L’énergie et l’environnement

 

Dans ce chapitre, nous aborderons diverses problématiques liées à la manière dont nous vivons. L’utilisation des énergies fossiles a un impact sur l’environnement.

 

Nous commencerons par envisager le problème par l’empreinte écologique avant de parler des pollutions liées à la production d’énergie à partir de sources fissiles et fossiles et ensuite d’autres ressources que l’URE permet de protéger.

 

1. Empreinte écologique

 

Elle permet de mesurer la pression humaine sur son environnement, ce calcul se base sur les surfaces nécessaires à la production de nos besoins (alimentations, habitations, énergies, productions,…).

L’empreinte écologique faisant partie du rapport « Planète vivante », réalisé en collaboration entre le WWF, l’UNEP-WCMC et le GFN (Global Footprint Network).
Il donne une évaluation de notre impact, de la pression que nous exerçons sur la Terre.

1) L’empreinte écologique et la biocapacité totale

L’empreinte écologique est la portion de terre (hectare) nécessaire à un habitant pour couvrir tous ses besoins.

Tandis que la biocapacité totale est la surface (productive) disponible pour chaque individu, dans le monde elle est de 1.9 ha/habitant. (Voir page 31)                  

L’empreinte écologique continue d’augmenter en Europe, le grand risque provient des pays émergents (Chine, Inde et Brésil) et de l’augmentation de la démographie.

Ce qui est tout à fait logique et relance les discussions autour du malthusianisme*, surtout s’ils connaissent une augmentation semblable à la nôtre, une augmentation de la surface par personne liée à un plus grand nombre se fait au dépens des pays les plus pauvres et de la nature.

*Malthus auteur d’un essai sur le principe de population (1798) prévoyait que l’augmentation de la démographie poserait des problèmes de famine, jusqu’à maintenant les progrès (agricoles) lui ont donné tort. Mais pour combien de temps encore si on l’applique, non plus à l’alimentation mais à tous nos besoins ?

 

 

 

   

2) Petite comparaison mondiale

 

Quand on observe ce tableau on peut se rendre compte qu’un européen (5ha) a une empreinte 4 fois plus grande qu’un africain. La biocapacité mondiale (1.9ha/habitant) est déjà dépassée puisqu’il apparait que l’empreinte totale mondiale est de 2.3 ha/habitant.

 

(en hectare par habitant)

Empreinte totale

Empreinte énergie

Belgique

4.9

2.6

Europe de l’ouest

5.1

3

Monde

2.3

1.2

Asie

< 2

< 1.2

Afrique

1.2

< 0.4

USA

9.3

> 4

(Sources : Planète vivante 2008- WWF et TFE de Mme Jennifer Romainville « Analyse des activités du CRIE de Liège, sous les différentes thématiques et leur pertinence au point de vue du développement durable » 2005)

  empreinte écologique

(Source : Planète vivante 2008-WWF
http://www.wwf.fr/pdf/LPR_2008_FR.pdf )

Cette remarque signifie que nous « épuisons » la planète, c’est-à-dire que nous consommons plus vite que les stocks et ressources ne se forment (épuisement des sols, des matières premières, etc.).

Les inégalités sont importantes au niveau mondial, 80 % des ressources sont utilisées par 20 % de la population mondiale. Outre le problème moral d’équité, la raréfaction de ces ressources posera des problèmes sévères d’ici une cinquantaine d’années, c’est pourquoi il faut être parcimonieux avec celles-ci

 

2. Environnement et GES

 

L’effet de serre et les modifications climatiques, sécheresses et inondations accrues, augmentation du niveau des mers…

Les prévisions quantitatives sont loin d’être sûres mais pour la majeure partie des scientifiques et le GIEC (Groupe International d’Etude du Climat), il n’y a aucun doute que les émissions anthropiques de GES (Gaz à effet de serre dont le fameux CO2) vont provoquer des modifications climatiques (« Global Warming ») qui causeront problème à l’avenir.

La première découverte due à monsieur Milankovic sur l’effet d’excentricité (modification de l’ellipse terrestre tous les 100 000 ans).

La seconde c’est l’activité du soleil étudiée par monsieur Courtillot.

La troisième étudiée par le GIEC est l’incidence des GES.

En synthétisant ces données on peut dire que l’élévation des températures dues au GES suit(*) les courbes externes de l’activité solaire et de la location/position Terre – Soleil.

 

*(Toutefois ceci n’est pas le sujet du TFE mais il est important de signaler que les GES anthropiques (libération de GES stockés au Carbonifère) ont comme impact de rehausser la température attendue par rapport à la courbe de ces évènements. Donc les GES ont effectivement un impact mais la climatologie est en pleine recherche quantitative).

 

(Figure ci-dessous : « Pacman », base visuelle pour expliquer l’effet de serre aux participants)

 

 

 

 pacman

 

Certains pays se sont donnés pour objectifs (voir graphique ci dessous) de diminuer les pollutions et la production de GES. Le protocole de Kyoto, en 1997, a abouti à  une convention entre les pays industrialisés (même si les USA ne l’avaient pas signée) selon laquelle ils devraient réduire leurs émissions de GES (en 2012 par rapport à 1990). Des efforts sont effectués en ce sens

  

évolution GES

 

(Source : présentation Inter-Environnement Wallonie, « Changements climatiques : 300.000 morts en 2009 » par monsieur Pierre Courbe)

 

Si un belge émet 12 tonnes d’équivalent CO2 par an, soit plus du double de la moyenne mondiale, il ne faut pas oublier que certaines exigences propres à nos contrées (constructions résistantes au climat, lumière, chauffage, industries) en sont partiellement responsables. Cependant, il est possible de réduire fortement ces besoins en portant davantage attention aux rendements énergétiques.

 

3. Environnement et nucléaire

 

Il ne faut pas minimiser, le nucléaire est loin d’être une énergie « propre », renouvelable. Les réserves d’uranium diminuent (voir schéma page 26) et le nucléaire demeure dangereux.

Nous savons tous que cette énergie comporte des risques. La catastrophe de Tchernobyl, encore bien présente dans les mémoires en est un  exemple pertinent.

À cela s’ajoute un problème bien plus conséquent que la sécurité des centrales, celui des déchets nucléaires…

À la Hague en France, là où la majeure partie des déchets européens sont « traités », une petite partie est envoyée en mer (fûts) via un canal-tuyau. La centrale de traitement rejette aussi dans l’air des isotopes radioactifs comme le Krypton85. Durant des années, ces déchets furent enfouis dans les fonds sous-marins. On dénombre peu d’accident à ce jour, mais ceux-ci peuvent avoir des conséquences graves comme l’affaire des fûts coulés en Italie par la mafia qui furent découverts l’été 2009.

(Sources : documentaire « Déchets, le cauchemar du nucléaire » documentaire d'Éric Guéret (réalisateur) et Laure Noualhat  (2009 Arte) et JT (La Une),…)

La majeure partie de la population ne s’inquiète guère de l’enfouissement de ces déchets dans une/des cavités sous-terraines. Le problème est qu’il faut espérer que vu leur durée de persistance (milliers d’années), ils ne deviendront jamais une menace…

 

 

lien next : URE TFE : Chapitre 6 : Part 2

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Published by Johnny Lavague - dans politico-environnemental
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