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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 02:41

PHYTOPHARMACIE

 Modes d’interventions contre les maladies

-          Moyen agronomique :

·          choix des rotations

·         Saines pratiques culturales

·         Entretien de la fertilité du sol

·         Correction des défauts du terrain

-          Méthodes physiques :

·         Désinfection du sol par la chaleur

·         Désinfection par de la chaux vive

·         Utilisation de semences triées

-          Moyens mécaniques :

·         Arrachage ou taille suivie du brûlage des organes végétaux malades

·          Utilisation de filets protecteurs ou pièges

-          Moyens biologique :

·         Culture de méristèmes indemnes de virus

·         Protection des insectes utiles

·         Épandage de produits microbiens, de préparations de virus

·         Utilisation de variétés résistantes

-          Moyens chimiques :

·         Emploi préventif ou curatif de produits chimiques, de préférence spécifiques.

PESTICIDES

PUNA

Pesticides à usage non agricole (biocide)

PUA

Pesticides à usage agricole

Produits phytopharmaceutiques

Autres produits utilisé en agriculture

 

Le produit :

-          La formulation permet :

·         Répartition régulière et en moins grande concentration de la matière active

·         Diminution de la toxicité => moins dangereux

·         Un bon dosage

·         L’association de plusieurs matières actives

·         Une plus grande facilité d’utilisation ou la permettre

·         Ajouter des adjuvants

·         De limiter les risques de pollutions

 

-          La formulation contient : la matière active + les adjuvants + les solvants ou matières de charges

-          MA : substance présentant une efficacité ou une action toxique contre un organisme ennemi des cultures

-          Adjuvant : substance capable d’améliorer les caractéristiques physico-chimique et parfois l’efficacité des préparations, à faciliter leur utilisation

-          Persistance : durée durant laquelle le produit est décelable dans le milieu considéré

-          Rémanence : durée durant laquelle les effets du produit sont perceptibles

-          Produit systémique : pénètre dans la plante (feuille ou racine)

-          DL 50 (dose létale 50 %) : dose qui appliquée provoque la mort de la moitié de la population

(Rats,…) en mg de MA par kg de poids vif de l’animal

-          DJA : dose journalière acceptable, dose qu’un homme peut absorber quotidiennement sans en subir de trouble perceptible

Techniques pour traiter

-          Chimigation : aspersion (utilisation des asperseurs)

-          Arrosage

-          Injection

-          Enduisage (glu, répulsif,…)

-          Trempage

-          Enrobage

-          Epandage (granulés)

-          Poudrage

-          Fumigation (milieux clos, ex : pdt)

-          Humectation (épandeur à corde ou toile)

-          Pulvérisation (atomiseur ou nébuliseur)

-           

Moment du traitement

Présemis

 

Au semis

postsemis

Prélevée (à préciser : de la plante cultivée ou des adventices)

À l’émergence

(entre les 2 étapes pour les céréales)

En Postlevé (possède des feuilles, cultivée ou adventice)

Avant récolte

Après récolte

 

-          Pulvérisation (atomiseur ou nébuliseur)

 

o   Pulvérisation aérienne (sylviculture,…) chère, dégâts et dangereux

o   Pulvérisation mécanique (à jet projeté) : la pulvérisation se fait sous pression à travers un orifice calibré

- (besoin de beaucoup d’eau=> grosses gouttes et petites gouttes lentes)

+ Polyvalents

o   Pulvérisation pneumatique (à jet porté) : le liquide entre dans un venturi alors qu’un flux d’air important y souffle (jet d’air étroit et de grande portée)

+ Le mouvement des feuilles aide

+ Moins d’eau

- courant d’air plus dangereux

-pertes et pollutions dues aux courants d’air et la légèreté des gouttelettes

 

§  À pression et à jet porté (les 2) : combine les avantages, la formation des gouttelettes se fait par pression et la dispersion par un courant d’air

§  À rampe de pulvérisation avec assistance d’air (gaine de ventilation), éviter la dérive de gouttelettes (pour avoir un effet rideau)

o   Pulvérisation centrifuge (gyrojet) (peu d’eau, réglable)

Pour avoir des fines gouttes : grand diamètre,  nombreuse dentelure, vitesse de rotation élevée, débit et viscosité du liquide faible, faible tension superficielle

o   Pulvérisation électrodynamique : la buse est munie d’une électrode, les forces électrostatiques (buse-liquide) fragmentent le liquide

o   Pulvérisation électrostatique : les gouttelettes suivent le champ électrique entre la buse et la plante

 Toxicologie

Pour agrée un nouveau produit, le dossier toxicologique doit comporter

- une étude de toxicité aiguë (DL50) pour différents animaux, et par les 3 voies (orale, dermique et respiratoire)

-  des essais d’irritation oculaires

- des essais de toxicité chronique à court terme (90jours) sur un rongeur (souris ou rats) et un non rongeur (chien, singe,…)

- des essais à long terme (2ans) sur 2 espèces (voie orale)

 

(On utilise des animaux de labo : animaux consanguin, souvent faible et incapable de survivre hors cage)

 

Pour obtenir :

-études DL50

- études des vrais effets toxiques (tissus et organisme)

- études des effets secondaires (effets cancérigènes, tératogènes, mutagènes)

- études de la DJA (dose journalière acceptable)

 

 

La DJA (En mg/Kg/jour)

 

On passe de la zone « sans effet observable (NOEL) » à la DJA en la divisant par :

-          100 pour l’étude de 2 ans

-          500 pour l’étude de 90 jours

-          1000 si un doute subsiste

 

Limite maximale en résidus

 

LMR = (60*NOEL) / (100*0.4)

60=poids moyen d’un homme

0.4= poids d’un aliment consommé par jour

Somme des LMR<DJA

 

Intoxication

Centre antipoison (070 245245)

Symptômes

-          Maux de tête et/ou d’estomac

-          Nausée

-          Transpiration abondante

-          Sentiment d’oppression

-          Malaise général

-          Tremblements

-          Évanouissement

-          Brûlure

-          Saignement de nez

 

Stockage

1) feuille « inventaire de stock », registre tenu à jour

2) conservé dans un local (10m²) séparé du bâtiment

3) local sec, bien ventilé, propre et en bon état

4) produit classés sur étagères métallique (ou en matériaux non absorbants)

5) la mention poison  sur l’armoire contenant les produits de classe A ou B

6) le rebord de la porte évite les fuites

7) local fermé à clé, accès aux seuls utilisateurs professionnels

8) stockage pour emballage vide (reprises par une collecte : Phytofar-Recover)

                - bidons rincé 3 fois (eau utilisée en pulvérisation)

                - bidons ne sert à rien d’autre

9) accès à l’eau

10) cuve de récupération des eaux du local

 

Précautions

                Avant traitement

o   Choisir les matières actives les plus adaptées et les moins toxique (homme, environnement, animaux sauvage,…)

o   Choisir la formulation la moins risquée (granulée,…)

o   Porter l’équipement (vêtements étanches réservés à cet usage, masque, gants, bottes, lunettes,…)

o   Entretien de l’équipement (entreposer hors local, porter le minimum, souvent nettoyé ou jetable)

o   Préparer la bouillie en extérieure à l’abri du vent

o   Disposer d’une source d’eau propre (rincer)

o   Utiliser que des outils destinés à cet usage

o   Bien lire les étiquettes et suivre les indications

o   Vérifier l’appareil de traitement

o   Éviter les éclaboussures (transvaser lentement)

o   Vérifier le délai avant récolte

o   Vérifier de préparer la bonne quantité de produit

o   Vérifier les conditions climatiques

o   Ne pas jeter de la bouillie ou de l’eau de rinçage

o   Renfermé chaque bidon et rincer/ranger les sacs au fur et à mesure

o   Vérifier que les mesures de sécurité externes sont prise (abeille, cours d’eau,…)

o   Ne pas boire, manger, fumer, se gratter,…

o   Les mesures en cas d’accidents sont-elles accessibles ?

 

Pendant le traitement :

 

o   Ne pas boire, manger, fumer, se gratter, se frotter les yeux,…

o   Éviter la dérive des produits

o   Aller à la bonne vitesse de traitement

o   Éviter de repasser sur une zone ou pas du tout

o   Ne pas pulvérisé dans la sens du vent, ne pas en respirer, ne pas pulvériser en tournant

o   Ne pas circuler sur une parcelle traitée

o   Porter l’équipement de sécurité et travailler le plus possible avec la cabine fermée

o   Déboucher les buses et filtre avec un outil !

o   Éviter de traiter les bords, les talus, les mares, les cours d’eau, les tournières,…

o   Adapter les caractéristiques aux conditions climatiques (vitesse, taille de gouttes,…)

o   Éviter de passer sur un sol non correctement ressuyer

o   Reporter le traitement si la météo n’est pas optimale

 

Après traitement :

 

o   Rentrer cuve vide ou dilué le reste (5-10 fois) et repasser

o   Nettoyer l’appareil avec un produit adapté

o   Nettoyer ses mains avec les gants

o   Enlever l’attirail et prendre une douche (avec savon) et se changer

o   Ranger le local aux produits si cela n’a pas été fait !

o   Tenir le registre de pulvérisation

 

CLASSIFICATION DES CATEGORIES DE DANGERS

 

 

Catégorie de danger

Préparation

Solide

liquide

Gazeuse

DL 50 orale (mg/Kg)

Très toxique

<5

<25

 

Toxique

5-50

25-200

 

nocif

50-500

200-2000

 

DL50 dermique

Très toxique

<10

<50

 

Toxique

10-100

50-400

 

nocif

100-1000

400-4000

 

CL 50 mg/L d’air

Très toxique

 

 

<0.5

Toxique

 

 

0.5-2

nocif

 

 

2-20

T+ (très toxique = crâne), T (toxique = crâne), Xn (nocif = croix noire)

 

Classes des produits : A = T+, T, C (corrosif)

                                               B = Xn, Xi (irritant), Xi (sensibilisant)

                                               Autres (non classé) et produit de l’annexe X

 

X = produit extrêmement toxique, ne pouvant être utilisé que par des utilisateurs pourvus d’une « agrégation spéciale » (ex : acide cyanhydrique, T gaz, phosphorure de magnésium,…)

 

Vente

-          Les produits non classé : vente libre

-          Les A ou B par « vendeur agrée »

 

Utilisation

-          Tous peuvent acheter les produits B

-          Pour acheter et utiliser la classe A => « utilisateur agrée »

 

Les matières de charges, les solvants et adjuvants

 

-          Ils ne doivent pas êtres phytotoxique

-          Ne pas réagir avec la m.a. (rendre inefficace ou dangereuse)

-          Améliorer l’action de ma m.a. (exemple : en dissolvant la cire des feuilles)

-          Les matières de charges et solvant servent à diluer la m.a.

 

Les matières de charges doivent posséder :

-          Une bonne capacité de sorption

-          Une bonne fluence

-          Granulométrie homogène

-          Une grande finesse de particules

(Talc, argiles, silice colloïdale, kaolin, dolomie,…)

 

Les solvants (eau le plus souvent mais aussi des solvants organiques come les xylènes,…)

 

Les adjuvants

-          activateur

o   Les tensioactifs (favorise leur étalement sur les feuilles, mouille mieux les surfaces)

o   Huiles (renforce l’action foliaire et la stabilité)

§  Minérales : meilleur adhérence, meilleur pénétration, anti-évaporation, et parfois insecticides,…

§  Végétales : facilite la pénétration, non phytotoxique, limite la dérive des gouttelettes, limite la photo-décomposition des m.a., meilleur pouvoir couvrant

-          De commodité (utilisation du produit plus aisée)

o   Anti-moussants : meilleure circulation dans l’appareil

o   Émulsionnants et dispersants : maintiennent la stabilité des émulsions et suspensions

§

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Published by Johnny Lavague - dans environnement
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